Palestiniens sous l’Apartheid, l’occupation et sous le siège

12 août 2016

C’est sous le regard attentif d’environ 300 personnes que s’est ouverte la Grande conférence sur la vie du peuple palestinien sous occupation Israélienne, menée par deux intervenants et une intervenante aux perspectives différentes mais enrichissantes et complémentaires. S’exprimant chacun et chacune selon leurs expériences en tant que Palestiniens et Palestinienne, ils et elle ont émotivement présenté aux personnes présentes la situation de plus en plus insoutenable à Jérusalem et dans la région.

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La conférence s’est ouverte avec la présentation de Bassel Ghattas, élu palestinien au parlement israélien – la Knesset – qui s’est principalement exprimé sur le parlementarisme en Israël. Il a longuement développé sur ce qui pouvait sembler aux yeux de plusieurs une immense contradiction, soit son double rôle de parlementaire Israélien et de militant pour la libération de la Palestine. Il voit son poste de parlementaire comme un outil pour améliorer les conditions de vie de son peuple, mais espère aussi réussir à « lever le voile de la démocratie Israélienne » en vue de lutter pour l’auto-détermination des palestiniens et palestiniennes.

Pour Zakaria Odeh, directeur de la Civic Coalition to Defend Palestinians Rights in Jerusalem, le peuple de Palestine fait face à un régime d’apartheid colonialiste : « It is ethnic cleansing in a «very systemtic, very continuous way ». Il a élaboré notamment sur les difficultés auxquelles font face les palestiniens et palestiniennes, principalement dans Jérusalem Est, à se loger, ils et elles se voyant parfois forcé-e-s à détruire leurs propres logements. Il a présenté  et critiqué l’ensemble de la construction du cadre légal du pays, construit avec l’objectif principal de s’approprier et de contrôler les terres. Odeh s’est également exprimé sur la situation de l’éducation pour le peuple palestinien, qui est contraint à offrir le curriculum Israélien dans ses écoles souvent sous-financées et de plus en plus surpeuplées.

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La dernière conférencière, Nora Carmi, a livré quant à elle un puissant discours pour convier à l’action. S’exprimant principalement sur les droits humains et les valeurs d’amour et de solidarité, elle a incité l’audience, mais aussi la communauté internationale, à faire pression pour que les gouvernements du monde sanctionnent Israël pour ses actions, à mettre fin au racisme systémique, à cesser les déclarations mais plutôt à faire place aux actions concrètes. Elle a vanté le courage et la créativité des gens vivant à Gaza, sous siège depuis maintenant 10 ans. Chaudement applaudie, elle a terminé son intervention sur un vibrant appel à soutenir le mouvement BDS, dernier espoir selon elle pour cesser le régime d’apartheid Israélien ; pour elle, « peace in the Middle East starts in Palestine ».

Les trois panelistes ont conclu en exhortant d’une même voix le public à informer, à s’engager et à prendre action pour que ces atrocités répétées ne puissent plus passer sous silence. Pour reprendre les termes de Zakaria Odeh : « We have no hope in your states. We have hope in you and hope in your struggles »

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