Grande conférence : Écocitoyenneté et éducation à l’environnement : l’art de vivre ensemble

12 août 2016

Mettant l’accent sur notre terre mère, la planète Terre, Riccardo Petrella entame son discours au nom de l’humanité à une salle presque comble. Un cri à la mobilisation vers la un uni s’est fait entendre le 11 août entre les murs de l’UQAM : pour Petrella, l’humanité doit se lever debout.

Les inégalités comme problème source

«L’inégalité est le plus grand problème de notre monde actuel», tel était le message tenu par le politologue. «Nous sommes soumis à tant de sevrage et d’inégalités, nous avons peut-être la chance de penser que nous sommes debout, mais nous ne le sommes pas tous ensemble», a-t-il dit à la salle d’auditeur-e-s enchanté-e-s d’être présent-e-s. Passant des Organismes Génétiquement Modifiés aux transactions économiques fatidiques qui se produisent à chaque millième de seconde, Petrella démystifie le quotidien qui peut parfois nous sembler banal. En effet, en observant autour de nous, celui-ci vulgarise les actions à la source des inégalités sociales. Celles-ci sont régies par les plus hautes compagnies du monde qui créent la vie, définissent la valeur de nos créations, nos possessions et nos identités.

« On a monétisé la vie »

L’être humain est paradoxalement unique en son genre tout en étant tout simplement une espèce terrestre égale aux autres que nous côtoyons. Monétiser la vie est une erreur pour le conférencier : la vie n’a pas de prix, et l’être humain ne devrait y imposer un coût. L’ambigüité de notre rôle se tient à la croisée de notre pouvoir de modeler la vie, mais aussi, notre responsabilité de la protéger. Petrella a défini l’humanité comme étant des candidats obligés et des candidats volontaires de la protection de notre Terre. Ce principe doit être exécuté à travers le cycle de renouvellement de la vie et de la nature ainsi qu’à sa diversification, tant dans la faune et sa flore que dans les cultures diverses qui marchent sur les divers continents.

Une critique, mais aussi une piste de solutions

Un optimiste indissociable de son message était porté par sa voix enjouée napée de son accent italien authentique. Petrella ne nous a pas seulement exposé les mœurs de notre économie et de notre environnement : celui-ci nous propose de :

1 : Déclarer le système financier actuel « hors-la-loi ». « Il est foncièrement dépassé, criminel, et détaché de l’économie « réelle ».

2 : Déclarer la pauvreté comme étant illégale et se battre pour l’éradiquer.

3 : Bannir la guerre. Il faut cesser de faire la guerre, une guerre qui nous permet la production d’armes pour des raisons économiques. Mais pour Petrella, la vie ne devrait pas être monétisée, tout comme l’humanité.

Il nous laisse sur ses pistes de réflexion et de solutions en prenant parole au nom de l’humanité : « Je ne vous dit pas d’être pacifistes, mais je vous demande simplement d’être humains».