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(Français) Les peuples avant les marchés ! Sommet des Peuples contre l’OMC à Buenos Aires (Argentine, décembre 2017)

20 septiembre 2017

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Du 10 au 13 décembre prochain se tiendra à Buenos Aires la XIe réunion ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), avec pour objectif de relancer le processus multilatéral de libéralisation de l’économie. Afin de promouvoir les alternatives au néolibéralisme et de construire de nouvelles formes de solidarités entre les peuples, une coalition d’organisations argentines organiseront un Sommet des peuples en parallèle de l’OMC où la communauté internationale est chaudement invitée à participer. Nous cherchons donc à recruter des gens pour qu’un Collectif québécois se rendent sur place.

OBJECTIFS

-Participer activement au Sommet des peuples de Buenos Aires.

-Vivre une réelle expérience de solidarité internationale.

-Acquérir et partager des connaissances sur la mondialisation néolibérale et les alternatives concrètes au libre-échange.

-Échanger, partager et accroître vos réseaux de contacts.

-Contribuer activement à la transition vers un monde de solidarité et de justice.

DÉROULEMENT : un projet en 3 étapes (détaillé plus loin)

  1. Formations pré-départ (4 formations, en octobre, novembre et décembre)
  2. Participation active au Sommet des peuples et aux mobilisations de la société civile en parallèle de la rencontre de l’OMC (décembre)
  1. Activité de partage d’expérience au retour avec toutes celles et ceux qui n’auront pas eu la chance de se rendre en Argentine (janvier).

COÛT DE PARTICIPATION : 600$

Ce montant comprend l’hébergement pour 7 nuits dans un hôtel du centre-ville de Buenos Aires (à quelques pas du Sommet des Peuples), la compensation carbone pour le déplacement en avion, 4 formations pré-départ et l’accompagnement logistique durant tout le projet (bulletin de liaison, gestion et organisation du séjour sur place).

Le départ de Montréal est prévu le 6 décembre avec un retour le 15 décembre.

Un premier versement de 300$ sera demandé pour le 21 octobre, et un second de 300$ pour le 18 novembre.

CONTACT : raphael.canet@fsm2016.org 514-883-9594

Drapeaux

 

Une occasion unique de vivre un élan de solidarité internationale en répondant à l’appel des mouvements sociaux argentins!

 

Pour en finir avec le néolibéralisme : sortons du libre-échange !

La mondialisation néolibérale, qui consiste à offrir la planète et les peuples qui l’habitent en pâture à des entreprises multinationales avides de profits, se construit depuis 40 ans grâce aux accords de libre-échange et de protection des investissements. Il existe à ce jour plus de 600 accords commerciaux et près de 3000 accords OMC sallefinanciers qui lient juridiquement les États entre eux, et favorisent les échanges économiques et financiers à l’échelle mondiale. Le problème est que ce marché mondial libéralisé est à la fois créateur de richesses et d’inégalités. Aujourd’hui, selon le dernier rapport d’OXFAM international, les 8 personnes les plus riches du monde (tous des hommes blancs) possèdent autant de richesses que 50% de la population mondiale (OXFAM/Deborah Hardoon, Une économie au service des 99%, Document d’information, janvier 2017. https://www.oxfam.org/fr/rapports/une-economie-au-service-des-99)

Cumbre de los pueblos rueCe monde d’inégalité suscite la révolte et nourrit les populismes. Pourtant, au-delà des discours, les accords commerciaux continuent de se multiplier. Il renforcent la dynamique de libéralisation concurrentielle et consolident la formation de chaînes de valeurs globales aux travers desquelles les multinationales organisent mondialement la production afin de maximiser toujours plus leurs profits. Crée en 1995, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) contribue à l’élaboration de règles commerciales entre ses 164 États membres. La Conférence ministérielle est l’organe de décision suprême de l’OMC. Elle a lieu tous les deux ans et prend les décisions relatives aux accords commerciaux multilatéraux. Du 10 au 13 décembre à Buenos Aires, à l’occasion de sa 11e Conférence ministérielle, ce sera la première fois que l’OMC organisera une telle réunion en Amérique du Sud.

Ce choix n’est pas anodin, et traduit une nouvelle offensive de la mondialisation néolibérale. Car dès son origine, la mondialisation néolibérale a généré des contestations sociales, principalement dans les Amériques. De l’insurrection zapatiste au Mexique au moment de l’entrée en vigueur de l’ALENA en 1994, au Sommet des peuples de Québec en avril 2001 contre la ZLEA, en passant par les manifestations de Seattle en 1999 contre l’OMC, les mobilisations ont accompagné les différentes phases de construction du marché mondial. Et il y a eu des victoires. Notamment contre l’Accord multilatéral sur le investissement (AMI), en 1998, ou contre la ZLEA lors du Sommet des peuples de Mar del Plata en Argentine en 2005.

Cumbre de los pueblos

Durant les années 2000, l’Amérique du Sud est apparue comme la seule région du monde où les mouvements populaires et progressistes ont pris l’initiative de promouvoir des modèles alternatifs au néolibéralisme. En 2001, le Forum social mondial naissait au Brésil et des gouvernements de gauche s’imposaient dans la plupart des pays d’Amérique du Sud (Brésil, Venezuela, Équateur, Bolivie, Argentine, Uruguay…), nourrissant ainsi l’espoir qu’un autre monde était possible. Dès lors, choisir de tenir la prochaine rencontre ministérielle de l’OMC à Buenos Aires (ainsi que le Sommet du G20 qui aura lieu au même endroit en juillet 2018), c’est envoyer un message symbolique fort. C’est réaffirmer qu’il n’y pas d’alternatives au néolibéralisme et que la logique en cours va continuer de plus belle. D’ailleurs, au menu des prochaines négociations figurent les subventions internes à l’agriculture, le commerce électronique, les subventions à la pêche et quelques dispositions sur les services.

Pourtant, la crise économique mondiale de 2008 et ses conséquences sociales et politiques sont venues révéler les impasses du modèle néolibéral. La multiplication des catastrophes naturelles dues aux changements climatiques en démontre encore l’absurdité sur le plan écologique. Mais cela n’a pas débouché sur le changement attendu. Pire, les élites économiques et politiques ont fait le choix de la répression de la contestation sociale et de l’approfondissement du modèle néolibéral. C’est ainsi que les chefs d’États continuent à se rencontrer derrière des portes closes et sécurisées (rappelons nous du G20 de Toronto en 2010 qui a coûté plus d’un milliard aux contribuables canadiens et s’est soldé par le plus grand nombre d’arrestations depuis la crise d’Octobre) et que des méga-accords régionaux (TPP, CETA…) sont négociés dans le plus grand secret. La lutte au terrorisme et la montée du populisme xénophobe détournent l’attention populaire de la question centrale de l’approfondissement des inégalités et des effets sociaux dramatiques des politiques d’austérité qu’impose leamerica_first_2741665 néolibéralisme. La question identitaire est venue remplacer la question de la justice sociale et environnementale et a permis à un milliardaire, pure produit du système globalisé, de gagner la Maison-Blanche avec pour slogan America first, en s’appuyant sur un électorat populaire pourtant victime de la mondialisation néolibérale.

Dans cette confusion généralisée, il importe de ne pas détourner l’attention des véritables priorités et surtout de réaffirmer la solidarité entre les peuples du monde entier. A ce titre, le Sommet des peuples organisé par les mouvements sociaux argentins en décembre à l’occasion de la réunion de l’OMC est une opportunité fondamentale pour changer le cours de la mondialisation.

argentina_mejor_sin_tlc-2À l’invitation du comité local d’organisation Argentina mejor sin TLC, plusieurs mouvements sociaux globaux ont déjà appelé à la mobilisation (le mouvement paysan à travers la Via Campesina, le mouvement féministe…). Des délégations internationales s’organisent déjà pour participer (d’Europe, d’Asie…). À nous d’assurer une présence nord-américaine à ce rendez-vous majeur et surtout de jouer un rôle actif dans la nécessaire transition sociale et écologique vers un monde de solidarité et de justice, où les peuples passent avant les profits.

via-campesina femme

DÉTAILS ORGANISATIONNELS DU PROJET 

Formations pré-départ (4)

Ces formations permettent de se préparer aux enjeux du Sommet des peuples et de partager les connaissances sur les enjeux du libre-échange et la situation sociopolitique en Amérique du Sud. Pour chaque formation, des experts dans leur domaine d’intervention seront mobilisés (professeurs/chercheurs universitaires et militants/activistes). Les formations auront lieu les samedis de 14h à 17h à Montréal (6750 Avenue de L’Esplanade, # 102). Pour les participantEs hors de Montréal, il vous sera possible de participer à distance via Skype.

Calendrier et thèmes des formations pré-départ 

  • Samedi 21 octobre  : Mondialisation, libre-échange et néolibéralisme
  • Samedi 4 novembre : Histoire des mobilisations altermondialistes dans les Amériques et le monde
  • Samedi 18 novembre : Situation sociopolitique en Amérique latine et en Argentine
  • Samedi 2 décembre : Les enjeux de la XIe ministérielle de l’OMC

Activités multiples au Sommet des Peuples

Le Sommet des peuples se déroulera les 8 et 9 décembre à la faculté de sciences sociales de l’Université de Buenos Aires. La programmation sera construite par le comité d’organisation (Séminaire international) ainsi que les participantEs via une programmation autogérée. Une large manifestation de solidarité sera organisée par les mouvements sociaux et syndicaux le 10 décembre dans les rues de la capitale. Différentes activités sont aussi prévues dans différents endroits durant les négociations (11-13 décembre). Nous aurons accès à un compte-rendu quotidien des représentants de la société civile qui participeront à l’intérieur de l’enceinte officielle des négociations.

Programmation autogérée        

Il vous sera possible de présenter un atelier (au nom de votre organisation/collectif) dans la programmation du Sommet des peuples. Nous assurerons la coordination avec le comité d’organisation du Sommet. Voici les grands axes thématiques dans lesquels peut s’inscrire votre activité :

  • Militarisation
  • Racisme et xénophobie
  • Droits humains et démocratie
  • Extractivisme transnational et justice climatique
  • Austérité, travail et révolution numérique
  • Résistance et mobilisation des mouvements sociaux

Communication

Une stratégie de communication sera déployée afin de donner de la visibilité à toutes les causes et revendications portées par les groupes participants au Collectif québécois au Sommet des peuples de Buenos Aires contre l’OMC. Un premier communiqué collectif sera envoyé avant le départ pour annoncer la présence de notre délégation en Argentine. D’autres communiqués suivront pendant le Sommet sur les actions réalisées sur place. Nous utiliserons les moyens de communication développées à l’occasion du FSM 2016 de Montréal (site Web / liste de diffusion de 13 000 noms / réseaux sociaux).

Pour signez l’Appel à la mobilisation internationale pour le Sommet des peuples de Buenos Aires contre l’OMC: cliquez ici.

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